0

Comment s'est formé le COEUR DE VOH??

Voici son histoire !
C’est une formation végétale naturelle de la commune de Voh situé sur la  Grande Terre de Nouvelle-Calédonie plus communément appelé LE CAILLOU. Il s’agit d’une clairière naturelle de quatre hectares dans la mangrove bordant le lagon calédonien, ce qui en fait une tanne tout à fait classique à ceci près qu’il a, vu d’en haut, la forme d’un cœur stylisé.
La première photo en vue de haut à été prise en 1990 par Yann guidé par le pilote de l’hélicoptère Daniel Pelleau. Une existence qui ne fit plus longtemps gardée secrète. Et cette formation végétale eu un nom « Coeur de Voh ».
Les tannes sont des surfaces, nues (tannes vifs) ou couvertes d’halophytes de petite taille, formées naturellement aux dépens de la mangrove. On les trouve soit dans la zone située entre la mangrove et la terre ferme, de manière continue ou discontinue, soit en inclusions au sein des peuplements de palétuviers.
La mangrove disparaît par mort des palétuviers soumis à une salinité ou à une acidité dépassant pour eux le seuil létal. Cela est caractéristique des régions tropicales où sévit une saison sèche plus ou moins marquée, dans les secteurs un tout petit peu plus élevés que les espaces couverts de mangrove et donc peu fréquemment soumis à l’inondation des marées : dans la nappe phréatique, le sel se concentre peu à peu par évaporation.
On observe des tannes jusque dans la région de Port Moresby en Nouvelle-Guinée ou au Gabon, près de Libreville (Lebigre, 1983). À Voh, les précipitations annuelles sont de l’ordre de 1 000 mm avec une saison sèche hivernale et des sécheresses coïncidant avec l’ENSO (El Niño Southern Oscillation), en 2002 par exemple. Il est probable que le « Cœur », tanne d’environ quatre hectares, s’est mis en place il y a plusieurs décennies, voire plusieurs siècles, dans le delta de la Témala
La forme elle-même est née du hasard. Sur l’ensemble des littoraux tropicaux, chacun pourra, au gré de son imagination, reconnaître d’autres objets correspondant à des tannes inclus dans la mangrove, de même que cela se fait pour des rochers. À proximité, on a déjà reconnu un trèfle (Pantz, 2002). Le point de départ d’un petit chenal couvert de palétuviers explique la légère échancrure entre les deux lobes du « Coeur ».
EN SOMMES CELA EST DÙ AU HASARD, UNE FORME ALÉATOIRE FORT SYMPATHIQUE
Et l’on pourrait dire : la nature est tout de même bien faite !!
Et vous avez-vous eu l’occasion de le visiter le Coeur de Voh??
 

thomas

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *