Il s’agit d’un indice, dit de «refroidissement éolien» ou «wind chill» en anglais, qui mesure, grâce à une formule complexe, l’impact du vent sur la peau directement exposée à l’air ambiant. Mais pour simplifier, les météorologues quantifient également la température ressentie en degrés Celsius. Cette notion, élaborée en Amérique du Nord avant la Seconde Guerre mondiale, ne s’est imposée en France que durant l’hiver 2009, quand a été lancée la première carte de vigilance «grand froid». On commence généralement à l’indiquer à partir du moment où la température passe sous les -5° et que le vent souffle à au moins 5 km/heure.
Pourquoi le vent a-t-il cet effet?

Durant une journée calme, le corps nous protège un peu de la température extérieure en réchauffant une mince couche d’air proche de la peau, appelée la couche limite. Si le vent souffle, il balaye cette pellicule d’isolation thermique, et expose directement la peau à la température ambiante, accentuant ainsi la sensation de froid.
Quelle est la différence entre les deux températures?

«On estime qu’il y a une baisse de 2° par tranche de 5 km/h de vitesse du vent, explique Pascal Scaviner, responsable du service prévision de Météo Consult. S’il fait -5°, on a la sensation qu’il en fait -7 si le vent souffle à 5 km/heure, -9 si c’est 10 km/h et -11, si c’est 15 km/h.»

Par exemple à Aurillac, où il a fait -9° mardi matin avec un vent à 55 km/h, la température ressentie était donc de -31°. «Mais la température ressentie varie selon les individus, en fonction de leurs vêtements et du niveau de fatigue», ajoute-t-il.